Le projet MAGNATUM

Dans le paysage de la gastronomie européenne existe une autre truffe qui ravit follement les amateurs : La Tuber magnatum ou truffe d’Alba ou truffe blanche d’Italie.

Cette truffe est de plus en plus rare et de plus en plus chère car elle ne se ramasse que dans des truffières sauvages ou naturelles qui se ferment peu à peu et produisent de moins en moins dans quelques régions d’Italie ou de Croatie. Elle était grandement menacée de disparition.

Depuis plus de 10 ans, nous avons mis en place avec l’INRA de Clermont-Ferrand, un programme de recherche afin de trouver la méthode permettant d’inoculer le précieux champignon aux racines d’arbres porteurs que l’on pourrait planter dans des sols appropriés au développement de Tuber magnatum, et ainsi sauver cette truffe de complète disparition.

La méthode d’inoculation des arbres s’est avérée très différente et bien plus difficile que dans le cas de Tuber melanosporum.

Enfin, après de nombreuses années de recherche, le procédé est sorti du laboratoire de l’INRA pour entrer en pépinière dans la phase « recherche développement » – maintenant, nous en sommes à ce stade.

Les pépinières ROBIN à Saint-Laurent-du-Cros dans les Hautes-Alpes ont produit les premiers plants inoculés à Tuber magnatum. Ces quelques plants on été plantés sur quelques placettes expérimentales en Italie et en Haute-Provence.

Afin de continuer à participer à cette prodigieuse aventure, nous avons acheté une parcelle de 5 hectares au sol propice au développement de cette superbe truffe. Les tout premiers plants y sont installés.

Pour les investisseurs passionnés, qui aiment le risque, nous pouvons leur proposer, dès 2011, de participer à cette aventure scientifique en plantant avec eux des arbres mycorhizés à Tuber magnatum par les pépinières ROBIN, selon le procédé secret mis au point par l’INRA.

À ce stade de la recherche, la récolte n’est pas garantie.

Toutefois, et si, au bout de 7 à 8 ans (peut-être moins, peut-être plus) les premières truffes « Tuber magnatum » venaient en production, les acteurs de ce sauvetage en tireraient un important bénéfice car, du fait de sa rareté et de l’engouement qu’elle suscite chez les gastronomes avertis, cette truffe vaut 4 à 5 fois plus cher que Tuber melanosporum.

Même si le développement de la culture de cette truffe en permettait une plus grande production, les pionniers seraient les premiers à tirer les fruits de cette expérience.

Nous pourrions proposer la plantation de ces arbres à 700 € l’un en 2011.